Messages 1 - Je suis ton secret
Pour le lancement du premier tome de "Messages", je serai à la librairie Page 5, à Bruz, vendredi 20 mars.
Au programme : petite rencontre avec les élèves des écoles en début d'après-midi, et dédicaces ensuite.
Le roman ne sort que début avril. Vous pourrez donc le lire avant tout le monde !!!
C'est pas super, ça ?... Voici le pitch du tome 1 pour que vous sachiez de quoi il retourne :
"Manah, 15 ans, vit heureuse entourée de sa famille, de son meilleur ami Lilian, et se prépare à passer sa ceinture noire de karaté. Jusqu’au jour où elle découvre
dans son agenda un étrange message. Croyant qu’il s’agit d’une plaisanterie, elle cherche qui, parmi ses amis, en est l’auteur. En vain. Les messages se multiplient…"
Je n'en dis pas plus, de peur de commettre une maladresse, puisque ce roman repose sur une suite de mystères à découvrir. Si vous aimez le suspens, vous ne
devriez pas être déçu. J'espère bien vous "régaler" avec ce nouveau roman.
J'ai déjà terminé le tome 2 (suite et fin) qui sortira, lui, en octobre.
Rendez-vous donc vendredi 20 mars 2009
Librairie Page 5
5, Place de Bretagne - 35170 Bruz
Tél: 02.99.52.67.40
Fax: 02.99.52.63.31
Opération "Des livres pour les enfants des Andes"
Mon périple en Amérique du Sud vient de s'achever. Retour à la maison, atterrissage en France avec quelques souvenirs au fond du
sac, mais beaucoup plus dans la tête ! Je vous raconte tout...
Début février, j'arrive donc à Bogota. Première joie : Les valises sont là. J'ai des kilos de livres pour les enfants, et ce serait rageant de les égarer
dans les soutes d'un avion. Je traine donc mes paquets dans la capitale colombienne, direction l'orphelinat du FANA. C'est la seconde fois que je m'y rends. L'accueil est chaleureux, et une petite
fête est organisée pour les 37 ans de cette institution. Nous discutons un peu d'un projet de livre qui devrait bientôt voir le jour grâce aux Editions Coyote (un petit album jeunesse, sur le thème
de l'adoption, qui serait remis aux enfants le jour de leur adoption). J'ai déjà hâte de m'y mettre...
Mais si le jour suivant je me retrouve au travail, ce n'est pas en tant qu'écrivain ! Ici, il y a de quoi de faire : Je me rejoins donc l'équipe de Diana qui doit s'occuper, seule, d'une vingtaine
de bambins de deux ans ! Heureusement, Isabel Lopez (Editions Coyote) est là aussi. En plus, j'ai apporté une guitare et je connais quelques chansons pour enfants en espagnol. Tout se passe donc
pour le mieux !
Laura adore chanter, et Wilson me montre qu'il a lui aussi un appareil photo !
Tentative de rassemblement pour une photo souvenir.
Ces échanges avec le FANA sont un véritable bonheur. Cette institution, créée et toujours dirigée par Mercedes Rosario Pineda de Martinez, s'occupe des
adoptions, mais met également en place beaucoup de moyens pour que les mamans ne soient pas contraintes d'abandonner leurs enfants (Foyer de jeunes mères, garderie à la journée...). Mercedes, et
Flore qui travaille avec elle, sont deux charmantes dames pleines d'idées et de bon sens, guidées par une générosité sans limites.
Ce séjour à Bogota est aussi l'occasion d'une nouvelle rencontre. Je dois me rendre dans Cuidad Bolivar, à Paraiso, un quartier pauvre de la capitale, pour découvrir le travail de
Sandra Liliana Sanchez, créatrice de la fondation Oasis. L'endroit est réputé (très) dangereux... Je rencontre donc Sandra une première fois dans le centre de Bogota. Elle me rassure complètement,
et je vais pouvoir constater combien l'image que nous recevons en France de la Colombie est déformée. Ce quartier populaire rassemble des gens d'une gentillesse incroyable (beaucoup ont dû quitter
la campagne à cause des Farcs ou des paramilitaires). La vie y est bien sûr très difficile (l'eau courante n'est pas encore installée partout) mais les habitants s'organisent avec les moyens dont
ils disposent.
Sandra a 23 ans. Sa meilleure amie est morte de faim dans ce quartier et, depuis ce jour, elle a décidé de venir en aide aux autres pour ne pas voir ce genre de drame se reproduire.
Elle a créé une sorte de "maison de quartier" où sont servis quotidiennement entre 300 et 400 repas aux enfants et aux personnes nécessiteuses. Les personnes âgées s'y retrouvent et les enfants
viennent y faire leurs devoirs. Il y a quelques années, Sandra a reçu une aide financière d'une banque française pour son action. Avec cet argent, elle a loué une Finca (une petite ferme) à
l'extérieur de Bogota, où les habitants du quartier se rendent pour cultiver et récolter les fruits et les légumes nécessaires pour la cantine.
Sandra est incroyablement dynamique ! Elle a d'ailleurs déjà écrit un livre ("Les oubliés de Bogota" - Michel Laffont), et un film vient d'être réalisé sur sa fondation ("Le paradis de Sandra" -
Real. Marianne Roussy - Films du Voilier).
Les bidons d'eau pour ceux qui ne disposent pas encore de l'eau courante
Heureux hasard, Marianne Roussy, la réalisatrice du "Paradis de Sandra" est également présente pour présenter son film aux habitants du quartier. Une petite projection est organisée,
au terme de laquelle les gens sont satisfaits de l'image qui était donnée d'eux. Mais quand Sandra leur propose d'exprimer leurs souhaits, plusieurs personnes âgées se lèvent aussitôt pour dire
qu'ils aimeraient par-dessus tout apprendre à lire !
La réalisatrice semble un peu troublée (Je la comprends : j'imagine qu'elle n'avait pas songé qu'un film, outil de "lecture" audiovisuel et accessible à tous, aboutirait à cette
demande), mais les gens du quartier insistent et répètent leur demande : le film leur plait, mais ils veulent, par-dessus tout, apprendre à lire, et demande à Sandra si elle peut leur trouver un
professeur...
Evidemment, ce souhait m'a particulièrement touché, tout comme Isabel Lopez, et nous avons gardé ces phrases dans un coin de notre tête pour chercher, à l'avenir, comment parvenir à y
répondre...
Les Editions Coyote ayant décidé de participer à l'élaboration d'une bibliothèque pour les enfants, Isabel Lopez et moi sommes allés acheter quelques livres à Bogota (Il y a une
superbe librairie dans le centre, mais les livres sont hélas hors de prix !), pour différentes tranches d'âge. Nous avons choisi principalement des récits que
nous connaissions, d'auteurs français traduits. Sandra doit "tester" les livres avec les enfants, ce qui nous guidera dans les choix de livres futurs. Mais la
première impression est déjà bonne.
Nous passons le reste du temps avec les habitants du quartier et les enfants, à chanter et à regarder les photos de ma famille que j'ai apportées.
Mais le temps passe vite, et je dois déjà quitter l'orphelinat et Cuidad Bolivar, où je commence à me sentir chez moi !
Maintenant, direction El Alto ! Les maitresses des deux écoles "Apprendamos" nous attendent à l'aéroport, et une nouvelle fois les bagages remplis de livres arrivent à bon port ! La
joie est immense de se retrouver, et de retrouver bien sûr les enfants ! Malgré le froid, la pluie et le mal de l'altitude (4500 m), j'ai l'impression qu'il fait super beau !
Nous allons d'abord dans le quartier de Franz Tamayo. La classe a dû être déplacée et les locaux (2 pièces) sont plus petits et plus sombres. Mais les grands sourires des enfants
suffisent à tout éclairer !
L'arrivée du livre "Les gamins des Andes" est une fête. Chaque enfant pourra repartir chez lui avec un exemplaire ! Mais il y a aussi beaucoup d'autres
surprises, en particulier le livre réalisé par les élèves de l'école de St Méloir des Ondes, sur le modèle des "Gamins des Andes", et les courriers adressés par les collégiens de Pablo
Neruda.
Dans le quartier de Los Pinos, c'est la même joie : on est dans un livre, et
on en est fier !
Mais il n'y a pas que "Les gamins des Andes". Tous les autres livres, destinés à alimenter les deux petites bibliothèques des écoles, sont accueillis
comme des trésors ! Si en France les livres jeunesse font partie de notre quotidien (librairies, bibliothèques, écoles...), en Bolivie, ce n'est pas le cas. Les albums, les romans illustrés et les
BD ont un caractère exceptionnel. Les enfants les découvrent avec un plaisir qui me touche énormément.
Bon, lire, c'est bien... mais si Isabel raconte l'histoire, c'est encore mieux !!!
Fabiola et Luz Clarita découvrent les lettres d'Adeline et d'Aissatou
(Collège Pablo Neruda) avec émotion.
Même joie (et fierté) pour Boris en recevant la lettre d'Alexis !
L'échange tant souhaité entre la France et la Bolivie, à travers le livre "Les gamins des Andes", est une réussite. Les quatre maîtresses des deux écoles
"Apprendamos" sont ravies, Isabel Lopez et ses Editions Coyote bouclent un projet parfaitement mené, et moi, je suis aux anges ! Il ne nous reste plus qu'à nous amuser !
... Avec des cordes à sauter glissées avant le départ dans les sacs de livres !
Les garçons s'y mettent aussi !
Sans oublier de chanter quelques chansons !
Quelques jours plus tard, nous "descendons" à La Paz, tassés dans un minibus loué pour l'après-midi.
Arrivée des gamins d'El Alto au musée de La Paz.
Jaime devant une reconstitution du stade de football de La Paz !
Devant "Pepino", une figure du carnaval destinée, à l'origine, à se moquer des colons espagnols.
Séance de photos dans un parc de La Paz : Les filles jouent les stars !
La classe !
Et voilà, c'est fini... pour cette fois.
En conclusion ? Ben... c'est chouette d'être écrivain et d'avoir la chance de participer à de tels moments de bonheur, c'est surtout fantastique de pouvoir réaliser des projets avec
des enfants qu'on avait potentiellement très peu chance de rencontrer un jour. Bref, c'est super de croire en des rêves, de se rendre compte qu'on vient de les réaliser, et que beaucoup d'autres
nous attendent encore !
Alors merci à tous ceux qui ont apporté, de près ou de loin, leur soutien à ce projet !
Et une dernière photo pour la route :
Comme cet été, j'étais hébergé à El Alto au centre Emmaüs de Primero de mayo. Les retrouvailles avec les cuisinières ont été très joyeuses et pleines
d'émotions. Elles m'ont demandé de leur apprendre à faire la pizza et le pain français (heureusement, ce sont mes deux spécialités !). Merci à Dona Pancha et son équipe d'avoir si bien pris soin de
moi et de mon estomac si fragile à cette altitude !
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