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Samedi 16 juin 2007
Le moussaillon et la sirène

   Ce mois-ci, j'ai également écrit le grand récit du magazine Toboggan (Milan presse). Pour ce numéro sur le thème des pirates, j'ai imaginé une histoire tendre entre un jeune moussaillon et une sirène gentille et maligne. ces deux-là vont parfaitement s'entendre, pour le plus grand malheur des pirates !
   L'éditrice a eu la très bonne idée de demander à Laurent Richard d'illustrer ce texte. Ce n'est pas la première fois que cet illustrateur me réjouit avec ses dessins : c'est lui qui a illustré, par exemple, les aventures de Zaza (encore chez Milan).

   Des retrouvailles avec un illustrateur dont j'aime beaucoup l'univers et la sensibilité.

par Marc Cantin publié dans : Sorties livres
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Mercredi 13 juin 2007
Zila contre les monstres


    Dans le numéro de juin du magazine "Moi Je Lis", j'ai imaginé l'histoire d'une petite gnome qui devient l'écuyère de Ludéric, un chevalier romantique. Zila mesure huit pouces et demi (le "demi" est important) et confirme le vieil adage : "on a toujours besoin d'un plus petit que soi".
En effet, pour traverser une forêt pleine de monstres en veux-tu en voilà, le chevalier empoté sera très heureux de profiter de l'aide de Zila !

    Mais si Ludéric ne pense qu'à sa princesse, la petite gnome a elle aussi un projet : aller à l'école, car dans son pays, il n'y en a point !
    Des quêtes, de l'action, des surprises... j'espère que ce récit, très agréablement illustré par Caroline Hüe, plaira aux lectrices et aux lecteurs de Moi Je Lis !

par Marc Cantin publié dans : Sorties livres
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Mardi 12 juin 2007
Un petit collectif en passant...

    Il s'agit d'un recueil d"'histoires de monstres pour apprendre à lire". Autour des récits, dans des marges très larges, on trouve plein de petits "suppléments" (dessins, mots expliqués...) censés favoriser l'apprentissage de la lecture.

    Ces histoires sont des reprises de titres déjà publiés dans la collection "Benjamin" de Milan. En ce qui me concerne, c'est la première aventure de Zaza (l'aventurière méga-extra à la fusée rose fuchsia !) qui a été intégrée à ce collectif.

par Marc Cantin publié dans : Sorties livres
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Samedi 9 juin 2007

par Marc Cantin publié dans : Humour
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Mercredi 30 mai 2007

Une même question est revenue plusieurs fois cette semaine dans les messages en provenance du site :

Doit-on passer par une école pour

devenir écrivain jeunesse ?

Au cas où d’autres se la poseraient, je vais donner ici ma réponse, qui reste subjective et toute personnelle.


    Tout d’abord, à ma connaissance, il n'existe pas d'école pour les écrivains jeunesse. Je ne connais qu'une école/formation pour les scénaristes BD, c’est tout. J’ai également entendu dire que des écrivains jeunesse proposaient des stages d’écriture… Évidemment, bénéficier de l’expérience des autres, c’est toujours intéressant… surtout pour les « professeurs » qui sont payés pour ça ! Hé, hé !... Bon, je ne suis pas là pour critiquer les confrères. Toutefois, très franchement, je ne suis pas convaincu qu'une formation apporte grand chose. L’école des écrivains, nous y sommes tous passés, de la maternelle jusqu’au collège, au lycée ou plus. Dans la plupart des cas, à partir de 16 ans, on a suffisamment pratiqué la langue écrite pour maîtriser à peu près les outils de base et se prétendre écrivain (sauf cas exceptionnel : allergie totale au système scolaire, dyslexie, sommeil prolongé au dernier rang…). Ensuite, c’est davantage une question d’entraînement (ce terme sportif me parait approprié), de sensibilité et de motivation.


    J’ajouterais même : il n’y a pas d’école d’écriture, et c’est tant mieux. Sinon, cela pourrait sous-entendre qu’il existe une façon d’écrire. Et comme chaque écrivain n’est porteur que de « sa façon d’écrire » (et il en est très fier, une dose d’égocentrisme étant indispensable dans ce domaine !), et de pas grand-chose d’autre, c’est pour cette raison qu’il n’est pas sûr qu’il fasse un bon professeur.

    Non, pour devenir écrivain jeunesse, il faut... écrire. Et faire lire ! Le bon vieil adage : "C'est en forgeant..." s'applique assez bien à l'écriture. Quand on couche sur le papier une dizaine de feuilles par jour, on progresse vite, et, en plus, on confronte sa motivation à la réalité. Écrire pour la jeunesse, c'est recommencer sans cesse, chercher à améliorer la forme, rendre le fond plus passionnant pour le lecteur, adapter son récit aux possibilités du jeune lecteur, anticiper ses difficultés, chercher à capter sa curiosité, stimuler son imagination, l'aider à progresser dans ses apprentissages tout en lui procurant un maximum de plaisir…

    C'est évidemment une quête sans fin, et c’est ce qui en fait l’intérêt.

    Mais écrire, c'est une chose ; être lu en est une autre. Parfois, le lecteur ne rit pas à l'endroit espéré, il pleure trop tôt, il passe à côté d'un fait important et s'attache à un détail... Maudit lecteur qui donne sa part de sens aux mots qu’on écrit. On le critique, on le juge trop jeune ou trop âgé pour nos fabuleux écrits, trop bête ou pas assez imaginatif. Sale gosse !

    Puis, on se calme. Et on retourne à sa table de travail, la tête basse.

    De nouveau, on ose, même si ce n'est pas toujours facile car, en écrivant, on se décrit aussi ; on peut se cacher derrière des personnages et des fictions, mais nos choix restent révélateurs de no(s)tre personnalité(s) !

    Les années passent et à force de pratique, il est vrai qu’on parvient à mieux maîtriser cette mise de mots en boîtes (ou en livres) pour des repas différés de lecteurs gourmands, et surtout à accepter l'imprécision de cette tâche !


Non, ne cherchez pas un professeur : chercher plutôt des lecteurs !


    Écrivez, écrivez, faites lire à des personnes qui ne vous connaissent pas (famille et amis sont en général trop indulgents, et quand on leur en fait la remarque, ils deviennent trop sévères !). Corrigez, réécrivez, jetez les histoires, pleurez sur ces heures de travail, promettez-vous de ne plus jamais écrire et recommencez. Je ne connais pas d’autres moyens. Oubliez donc cette histoire d’école ! Et s'il vous vient l'idée et la prétention (elle est indispensable) que vos histoires puissent intéresser un nombre important de lecteurs, au point d'en faire un commerce, envoyer vos pages à un éditeur qui s'associera, ou non, à votre projet. Idem si vous voulez en faire votre métier et donc passer vos journées à écrire, écrire, écrire...

par Marc Cantin publié dans : Divers
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