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La traduction actuelle choque certains parents

  En 2006, pour ses 150 ans, l’increvable Bibliothèque rose décide de reprendre la publication du «Club des cinq» d’Enid Blyton (1897-1968). La maison entend rendre ces 21 ouvrages plus accessibles aux enfants actuels. Sur le plan commercial, c'est un succès avec 400 000 exemplaires écoulés (Enid Blyton avait déjà vendu 400 millions de livres !).

  La nouvelle traduction laisse en revanche perplexe les parents. Ceux-ci se plaignent de ne pas retrouver la saveur du texte d’origine : des mots ont changé, des phrases sont tronquées, des descriptions abrégées... et des incohérences apparaissent : Les personnages, qui prennent désormais un taxi au lieu d’une charrette, restent «giflés par le vent», ce qui les oblige à remonter le col de leurs manteaux !

 Pas de représentations négatives!

  Tout ce qui pouvait sembler sexiste, colonialiste ou raciste s’est vu consciencieusement gommé. «Ces représentations négatives sont aujourd’hui difficilement acceptables dans des textes pour la jeunesse», assure Rosalind Elland-Goldsmith, qui a revu les traductions. L'intention est donc bonne et il serait déplacé de parler de censure comme certains n'hésitent pas à le faire.

La comtesse de Ségur préservée

  Toutefois, si Elisabeth Sevin, qui dirige les Bibliothèques rose et verte, approuve le coup d’aspirateur, elle admet qu’on n’oserait jamais agir de même avec la comtesse de Ségur. «Pour elle, on introduit un appareil critique afin d’expliquer aux enfants des comportements qui leur sont incompréhensibles.» Il faut aussi dire que pour rendre actuelles «Les petites filles modèles», il y aurait beaucoup de travail !

  Alors, fallait-il adapter Le "Club des Cinq" au goût du jour ou apprendre aux enfants à le lire au regard de l'époque à laquelle la série a été créée ? La question risque de se poser pour d'autres héros...


Tag(s) : #L'écriture

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