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Ce week-end, j'étais donc au salon du livre jeunesse de Fougères (bon, d'accord, j'aurais mieux fait de l'annoncer avant le salon !)...

En tout cas, je suis sur la photo ! Hé ! Hé !

 

Fougères (35). Près de 2 800 jeunes lors du Salon du livre jeunesse ce week-end

littératurelundi 19 novembre 2012

Le Salon du livre jeunesse s’est achevé hier, à l’Aumaillerie. Enfants et adolescents ont été nombreux à se déplacer et à rencontrer auteurs et illustrateurs. Le numérique n’a qu’à bien se tenir…

 

Non, le livre n’a pas dit son dernier mot. Et ce sont les enfants qui le disent. Du 16 au 18 novembre, près de 2 800 jeunes de moins de 18 ans ont franchi les portes du Salon du livre jeunesse, selon les premiers chiffres. Il y en avait pour tous les goûts et tous les âges lors de cette 28e édition, placée sous le signe des « secrets et mystères ».

 

Certains lisaient, assis ou allongés sur des tapis, une fillette était même blottie sous une étagère. D’autres, des livres sous le bras, salivaient à l’avance, imaginant les nouvelles péripéties de leurs héros préférés.

 

« En voyant autant d’enfants rassemblés autour du livre, les gamins voient que ce n’est pas ringard, relève Frédéric Hélary, libraire chez Mary à Fougères. Entre copains, quand ils se parlent de telle ou telle histoire, les autres ont aussi envie de savoir. »

 

Incroyable succès

 

À la mode en ce moment, les aventures des Kinra girls, de l’auteur Moka, présente au Salon. « Les petites lectrices repèrent ces livres tout de suite, on n’a pas vu venir cet incroyable succès », souligne Frédéric Hélary. Autre livre qui suscite l’engouement : Cherub, « du James Bond pour enfants ». La folie des mangas commence à ralentir mais leur succès ne se dément pas.

Audrey, 8 ans, a été charmée par l’histoire d’une petite fille qui rencontre une princesse. « J’aime tout ce qui est imaginaire, c’est magique, j’adore ça ! » Gabriel, 10 ans, a jeté son dévolu sur Les messagers du temps, une collection de 10 tomes sur des enfants qui voyagent dans l’Histoire de France.

 

Qu’ils aiment l’aventure, les histoires réelles ou fantastiques, les albums ou les bandes dessinées, les enfants ne sont donc pas prêts à tourner la page pour le tout numérique. « L’ordinateur, ça fait trop mal aux yeux », juge Vaïana. « Je préfère lire, parce que c’est plus calme »,estime Audrey. Et rien de tel qu’une histoire racontée le soir par ses parents, « un moment sacré » pour Maud et sa fille Juliette, 7 ans.

 

400 pages ? Même pas peur !

 

« C’est surtout une question culturelle, rappelle Simon Roguet, libraire chez M’lire à Laval. L’édition française est l’une des meilleures au monde, il y a un choix très large. » Et les enfants, dès 7-8 ans, ne craignent plus de s’attaquer à des « pavés ». Lisa, 9 ans et demi, a ainsi craqué pour un roman… de 400 pages.

 

Auteurs et illustrateurs ont aussi dédicacé leurs livres et rencontré leurs jeunes lecteurs. « Leur passage dans les écoles a amené beaucoup d’enfants au Salon, explique Frédéric Hélary. Les gamins repartent souvent en disant qu’ils veulent devenir illustrateurs ou écrivains. »

 

Jean-Pierre Hardy, le président de l’Office culturel, se satisfait donc de cette édition et du « retour très positif des auteurs et des visiteurs ».Les spectacles et les ateliers, complets, ont même fait « certains déçus, faute de places disponibles ».

 

Céline LEBRETON.

Tag(s) : #Rencontres-dédicaces

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